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Saint-Pierre et Miquelon

            Situé par 46°49' N et 56°10' W Saint-Pierre et Miquelon, doyen des territoires français d'outre-mer, si il est le territoire le plus proche de la métropole il est aussi la plus petite colonie ultramarine avec sa superficie totale de 242 km² pour un peu plus de 7000 habitants. L'archipel est visité par quelques voiliers chaque été, des américains et des canadiens essentiellement, mais aussi des voiliers français qui, parfois, pour certains d'entre-eux (très peu nombreux), décident de passer l'hiver dans ce petit coin de France perdu au sud de Terre-Neuve à l'entrée des légendaires grands bancs de Terre-Neuve, de leurs brumes, de leurs mauvaises réputations et où s'écrivit l'épopée des Terre-Neuvas du XVI siècle au XX siècle.

Quelques chiffres


Superficie :

            25 km² et 6500 habitants : Saint-Pierre

            110 km² et 600 habitants : Miquelon

            91 km²  : Langlade quelques habitants l'été.


240 m : Morne de la haute montagne, point culminant

 

1 : seule forêt boréale de France


9 : nombre de fois où l'archipel changeant de main entre les Anglais et les Français.


120 km : longueur du littoral de l'archipel.


100 jours : de brume et brouillard par an.


3 mètres : de neige par an.


- 4 : Décalage horaire avec la France.


4279 km : distance à Paris.


25 km : distance à l'île de Terre-Neuve.


600 ou plus : nombre d'épaves bordant les abords de SPM


Histoire


            Les signes archéologiques des premières présences humaines sur le territoire de SPM :


3000 à 1200 av. J.C. Amérindiens de l’Archaïque Maritime.

800 à 100 av. J.C. Paléoesquimaux Anciens Groswater.

100 à 900 ap. J.C. Paléoesquimaux Récents du Dorset.

De l’an 0 à environ 1500 ap. J.C. Amérindiens de l’Indien Récent. .             

Ces premières présences humaines ne sont pas des peuplements à proprement parler mais des camps d'expéditions de pêche Inuits alors en campagne de chasse à la baleine. Des traces d'indiens, en particulier Mikmaqs et Beothuks, ont aussi étaient relevées depuis des millénaires et correspondent à des campements saisonniers. 

Dès 1390, des pêcheurs Basques ont traversé l'Atlantique à la recherche des baleines qu'ils ont trouvées aux abords d'une île inconnue qu'ils dénomèrent Terre des Basques avant qu'elle ne soit renommée Terre-Neuve.

19 octobre 1520 : José Alvarez Faguendes, naviguateur portugais "découvre" l'archipel qu'il baptise "Îles des Onze Milles Vierges" en l'honneur de Sainte Ursule (fête du jour).

11 juin 1535 : au cours de son deuxième voyage au Canada, Jacques Cartier prend possession de l'archipel au nom du roi François premier et le rebaptise Saint-Pierre et Miquelon.

1604 : l'archipel est peu à peu colonisé par des Basques, Bretons et Normands.

1690/1816 : l'archipel change de mains à plusieurs reprises entre Français et Anglais.

30 mars 1814 : traité de Paris qui restitue les îles de SPM à la France.

28 février 1816 : rétrocession définitive de l'archipel Saint-Pierre et Miquelon à la France par les Anglais.

Au XIX siècle : au milieu et à la fin de ce siècle la pêche à la morue atteind son apogée. Plus de 200 goélettes relachent dans le port de Sain-Pierre.

1920/1930 : l'archipel devient une plaque tournante pour le trafic d'alcool lié à la prohibition imposée aux Etats-Unis. Sa situation géographique permit à de nombreux bateaux de venir accoster et décharger leurs cargaisons pendant que d'autres allaient livrer la marchandise dans le pays voisin. En 1933, la fin de la prohibition provoqua une grave crise économique sur SPM

1941 : Le général de Gaulle demande à l'amiral Emile Muselier de libérer SPM à l'insu des autorités du Canada et des Etats-Unis.

1976 : statut de département d'outre-mer obtenu par la loi du 17 juillet 1976. La départementalisation fut un échec car elle entraina une perturbation de l'économie locale en modifiant les échanges commerciaux avec les USA et le Canada.

1977 : Début d'un long conflit qui oppose la France et le Canada à propos de la limite des 200 milles nautiques que réclamaient les deux pays autour de leurs côtes. Le 10 juin 1992 la Cour Internationale de La Haye accorde un couloir de 12 milles nautiques sur 200 milles de long au sud de SPM.

1985 : Cest le statut de collectivité territoriale qui désormais régle la vie de SPM.

Géographie

            Archipel de huit îles d'une superficie totale de 242 km2 érodé par les glaciers lors de la glaciation canadienne du quaternaire qui engloba aussi Terre-Neuve ainsi que l'estuaire du Saint Laurent laissant des côtes découpées. Cette puissante érosion a laissé à l'archipel, bas sur l'eau (le pont culminant est de 240 m situé sur l'île de Langlade, pour sa part l'île de Saint-Pierre a une élévation maximun de 210 m), un aspect rude, sauvage et rocheux. L'ensemble du territoire est formé de roches essentiellement d'origine volcanique, associées à de roches métamorphiques diverses  formées au précambrien en même temps que la chaîne des Appalaches. Il y a 200 ans un isthme sableux est apparu progressivement et a réuni l'île de Miquelon à l'île de Langlade.

            L'île de Saint-Pierre d'une superficie de 26 km2 concentre l'essentiel de la population. La plus grande des îles est Miquelon  (216 km2 et 40 km du nord au sud) sur laquelle se trouve la seconde ville de l'archipel forte de 600 habitants et dénommée Miquelon.  L'île de Miquelon est un ensemble de trois presqu'îles : celle du Cap à l'extrême nord-ouest, celle de Grande Miquelon (110 km2) au nord, dans la partie méridionale de laquelle se trouve le  Grand Barachois qui est une lagune, et enfin Langlade (91 km2) au sud. Ces deux dernières presqu'îles, aussi appelées Grand et Petite Miquelon, sont reliées depuis 1783 par un  isthme sableux dont l'apparition aurait été favorisée par les nombreuses épaves des bateaux ayant fait naufrage dans cette zone. Des tourbières, des étangs, quelques rares espaces boisés de résineux occupent l'essentiel de l'espace. Sur Langlade s'écoule du sud au nord la seule vraie rivière de l'archipel, appelée "Belle rivière".                                                   

            L'île aux Marins dans le sud-est de Saint-Pierre, longtemps habitée, commune à part entière jusqu'à la fin des années 1960 où elle fut abandonnée. Elle est maintenant une île musée où se raconte l'épopée de la pêche et la raison d'être de l'archipel.

 L’île aux pigeons, l'île au vainqueur, le Grand Colombier sont des îlots qui n'ont jamais été habités. L'île Verte est un îlot qui marque la limite des eaux territoriales entre la France et le Canada.


Le climat

Le climat à SPM est tempétueux et rigoureux, très froid pour sa latitude. La température moyenne annuelle basse à 5,3°C. Le fond de l'air reste glacial jusqu'au mois de mai. Le nombre de jours de brume est considérable de 85 à 120 jours par an, entre avril à juillet.

Climat océanique froid et humide. Les influences continentales et ses poussées d'air arctique se conjuguent aux influences maritimes, sous la contribution du Gulf Stream (chaud) et du courant du Labrador (froid), pour fournir à ces îles un climat océanique froid sous l'influence dominante de la mer.

La température moyenne annuelle (5,3°C) se distingue par une amplitude annuelle élevée de 19°C entre le mois le plus chaud (15,7°C en août) et le mois le plus froid (-3,6°C en février). Les précipitations sont importantes et abondantes (1312 mm par an), bien réparties dans l'année, avec toutefois un maximum en automne. Le nombre de jours de précipitation (pluie ou neige) est élevé: 146 jours de précipitation de plus de 1mm dans l'année. La quantité de neige restant très variable d'une année sur l'autre.

La durée d'insolation relativement peu importante (1427 heures) s'explique par la forte nébulosité observée en toutes saisons, ainsi que par les brouillards particulièrement fréquents en juin et juillet.

Les vents sont souvent forts. 156 jours de vents violents par an, principalement d'octobre à avril.

Saint-Pierre

Centre administratif de l'archipel la ville, dont les rues tirées au cordeau le long desquelles s'alignent des maisons en bois construites en bardeaux à l'architecture canadienne aux couleurs vives et multicolores, permet aux plaisanciers de passage de retrouver un petit coin de France typique qui contraste fortement avec le monde anglo-saxon environnant. La première surprise à l'arrivée est d'entendre les services administratifs (Douanes et Police) s'exprimer en  français, ici on ne parle pas anglais. Le port, au coeur même de la ville, protégé de plusieurs brise-lames procure un havre bien protégé à l'abri des coups de vent.

  


Miquelon et Langlade

De nombreux Acadiens sont venus en 1763, au moment du "Grand Dérangement", fonder ce petit village qui aujourd'hui compte un peu plus de 600 habitants pour la plupart descendants des Acadiens. Le village est très agréable et l'île de Miquelon dispose d'un riche patrimoine naturel.

Relié à Miquelon par un isthme sableux Langlade est inhabité l'hiver mais quelques Saint-Pierrais viennent y passer l'été dans leur résidence secondaire.

Sur ces îles préservées on y rencontre cerf de Virginie, lièvre arctique, mouettes, pétrels cul blanc, canards pilets, macareux, mouettes tridactyles, renards roux, aigles à tête blanche, sternes arctiques, cormorans, phoques gris ou communs qui se prélassent sur le sable du grand Barachois.


La morue et Saint-Pierre et Miquelon


"La morue est le cochon de la mer" disent les pêcheurs.

Tout est bon dans la morue hormis les arêtes et les tripes. Sa chair est savoureuse qu'elle soit fraîche ou salée. La langue et les joues sont des mets divins. L’huile extraite du foie fit grimacer bien des générations d'enfants au nom de ses vertus fortifiantes.

            La chasse aux grands cétacés que pratiquaient les pêcheurs Basques les mena vers 1390 à découvrir une nouvelle terre qu'ils baptisèrent Terre des Basques puis Terre-Neuve où ils découvrirent l'abondance de ce poisson qu'ils  pêchèrent sans pour cela abandonner la pêche à la baleine. Ces pêcheurs Basques ont donc vraisemblablement découvert le "Nouveau Monde" avant Christophe Colomb.

            Le premier établissement de traitement de la morue fut installé dès 1604 sur l'archipel de SPM. Bretons, Basques et Normands vinrent s'installer pour y développer le séchage de la morue. Les voiliers Terre-Neuviers, une fois leurs cales remplies de morue (la morue est jetée sur le pont depuis les doris, elle est étripée, décollée, tranchée, lavée et enoctée avant d'être salée dans la cale par un matelot spécialisé), gagnent Saint-Pierre et Miquelon pour y débarquer leur pêche. Dénommée "morue verte" celle-ci sera acheminée en partie vers la France par des navires dit "chasseurs" où elle sera négociée, l'autre partie sera séchée sur place sur des galets ou graves. La morue est installée sur des plages de galets par de jeunes manoeuvres appelés graviers.

            Le séchage de la morue connut son apogée au XIX siècle. 200 goélettes relachaient dans le port chaque année et 3000 marins pouvaient descendre à terre prendre du bon temps après "l'enfer des grands bancs".  SPM vivait pour et par la morue qui lui apporta donc la prospérité jusqu'à ce que l'arrivée des premiers vapeurs puis des chalutiers et enfin des bateaux usine ne provoquent l'épuisement de la ressource.  En 1992, la chute abrupte des stocks de morue et d’autres poissons de fond obligea le Canada à interdire la pêche à la morue au large des côtes orientales de Terre-Neuve et du Labrador. A ce jour le stock de morues peine à se reconstituer.

A voir, à faire...

L'île aux Marins : Il faut prendre le temps de visiter cette petite île transformée progressivement en musée à compter de 1988 car devenue inhabitée en 1965 l'ensemble des bâtiments tombaient en ruine. Parcourez cet espace et transportez-vous au temps des morutiers de Saint-Malo, Fécamp et Granville et du séchage de la morue par les graviers.

Située à 1/2 mille marin de la baie de SPM, cette île autrefois appelée l'île aux chiens comptât jusqu'à 683 habitants en 1892. Les avantages de l'île étaient d'avoir des fonds de pêche à proximité, la possibilité de remonter les doris sur la grève, de nombreux galets (graves) et un espace ventilé favorable au séchage de la morue sur place. Petit à petit devant l'évolution des techniques de pêche et de conservation du poisson l'île perdît ses habitants au profit de Saint-Pierre.

Le musée héritage : l'histoire de l'archipel y est mis en scène.

L'arche, musée archives de l'archipel : Des expositions permanentes racontent l'histoire de ces îles.

Le fronton basque : chaque année, au pied du fronton construit en 1904, se déroule la fête basque.

Le tour Acadien à Miquelon : la visite du musée, du cimetière vous permettra de découvrir l'histoire de ces populations qui furent déportées par les anglais au moment du grand dérangement.

Randonnées : de nombreux chemins aménagés parcourent aussi bien Saint-Pierre que Miquelon et Langlade. Traversez à pied la seule forêt boréale de France.

Milieu marin : le Yacht-Club organise des sorties en mer (1h/2h, 3h, 8 h) en Zodiac à la découverte de la faune marine régionale constituée de phoques, baleines à bosse ou bleues, cachalot etc.

Cabestan (tourniquet) : de nombreux cabestans sont installés sur le rivage. Ils continuent à remonter les bateaux avant la mauvaise saison comme autrefois les Doris étaient eux-mêmes remontés pour les préserver de la rude saison d'hiver.


Naviguer, à la voile, à SPM et sur les grands bancs


            La période la plus propice pour naviguer dans la région de Terre-Neuve, la Nouvelle-Ecosse et Saint-Pierre et Miquelon va de juin à octobre avec en général un mois de septembre beau est agréable.

            Malgré tout les conditions de navigation ne sont pas toujours faciles plus particulièrement aux abords de Terre-Neuve et sur les grands bancs même si les vents au cours de l'été ont une force rarement supérieure à 25 noeuds. Heureusement il y a de nombreux abris et surtout la météo est diffusée en continu sur la VHF, bulletin à 48 heures avec mises à jour régulières. La mer se lève rapidement dès que le vent monte en puissance et elle s'apaise tout aussi rapidement. C'est une mer souvent courte, hachée et inconfortable. De plus les reliefs terrestres ou sous-marins, les courants (en particulier le courant froid du Labrador) de certaines régions de Terre-Neuve renforcent localement le vent et la mer de manière significative au point de mettre en danger un petit bateau, il est indispensable d'avoir à bord l'ouvrage "Where the wind blows" édité par le service hydrographique canadien dans lequel est décrit la totalité des zones à risques.

            La brume est un autre danger qu'il ne faut pas mésestimer. Particulièrement en juin et juillet mois pendant lesquels le nombre de jours de brume est le plus élevé, la brume est souvent intense et peut s'installer pour plusieurs jours. Il est impératif d'en tenir compte pour la route prévue car elle peut survenir brutalement être dense, très dense.

            Les petits abris et ports de pêche sont nombreux. Les ports de pêche ont souvent un quai public auquel peuvent s'amarrer les voiliers de passage. Ils peuvent être gratuits, parfois une redevance (very cheap) est demandée, on peut bénéficier de douche, lave-linge et sèche-linge. On vous rassure les ports ne sont pas saturés, il y a toujours de la place.

            Plus spécifiquement à Saint-Pierre et Miquelon, l'école de voile municipale de Saint-Pierre offre tout le confort souhaité aux équipages de passage : sanitaires et lingerie. Il y a des places à quai ou sur bouées. Les tarifs varient en fonction de la saison. Son personnel pourra vous apporter les renseignements dont vous pouvez avoir besoin pour votre séjour.

 

Le drapeau local de Saint-Pierre et Miquelon


            Faisant face au côté de la hampe, un trois mâts stylisé jaune évoluant sur un fond bleu évoquant l'Océan Atlantique, "Grande Hermine" le voilier de Jacques Cartier qui aborda ces îlots en 1536. Du côté de la hampe une bande verticale divisée en trois partie égales avec de haut en bas le drapeau Basque, puis Breton et enfin Normand pour rappeler l'origine des colons venus s'installer sur ce territoire.

            Le drapeau officiel reste le drapeau tricolore bleu-blanc-rouge.

La morue 

Gadus morhua appelée cabillaud (du portugais cabalio).

La morue est la forme de conservation du cabillaud, poisson de la famille des gadidés, qui vit et fraie  dans l'Atlantique nord. Les bancs de morue les plus poissonneux étaient ceux de Terre-Neuve et de Saint-Pierre et Miquelon. La pêche à la morue a été une des activités économiques les plus importantes en Europe dès le Moyen Âge. Fernand Braudel a pu affirmer que la pêche à la morue et le commerce des épices ont été à l'origine du capitalisme occidental.

Petite histoire de la morue


La morue était conservée par séchage sous forme de bâtons très durs à consommer, à l'origine du stockfisch niçois et du stofficado du Quercy. Les pêcheurs qui écoulaient la morue séchée en Espagne et dans toute la Méditerranée découvrirent le salage. Cela donna naissance à un commerce florissant : les équipages des bateaux chargés de morues séchées et/ou salées la vendaient en Espagne ou en Méditerranée et les voiliers repartaient lestés avec le sel des marais salants pour une nouvelle saison de pêche.
La morue était un plat très apprécié au Moyen Âge en raison de sa longue conservation et aussi parce que le nombre de jours maigres étaient de plus de 150 jours par an. Cette pêche miraculeuse et ce commerce florissant attirèrent les convoitises de la ligue hanséatique, dont les bateaux concurrencèrent ceux des Basques. La Hanse suivit les mêmes trajets que les Basques, ce qui explique le développement des lettres de change et l'invention de la banque moderne. Il était dangereux de transporter sur de longues distances des espèces métalliques en or et en argent en raison du brigandage. Les banquiers italiens notamment génois et florentins établissaient des lettres de change en Italie, payables à Bruges ou dans les autres villes de la Hanse. La morue fut pour cette raison appelée « l'or blanc »
.

  

Le blason de Saint-Pierre et Miquelon

Le Poudrin

Certaines tempêtes de neige revêtent une violence inusitée. Ce sont les coups de poudrin, amenés par des vents froids et secs du NE, véritables blizzards. On en compte en moyenne deux ou trois par hiver. Cette neige est très fine et s'insinue partout.

  

Le grand dérangement

                Les Acadiens, vivant depuis 1713 sur un territoire rebaptisé Nova Scotia par les Britanniques, espèrent qu'à l'occasion d’un nouveau traité, l’Acadie redeviendra française. Les Acadiens, veulent avant tout la liberté et continuer à vivre sur leurs terres ancestrales mais les Anglais tentent en vain d’obtenir un serment d’allégeance de la part des Acadiens et en particulier au renoncement à la religion catholique. Après avoir eu un temps le statut de neutral French , les Acadiens, Français et catholiques, sont perçus comme une menace par les Britanniques et surtout ils occupent les meilleurs terres.                 

                À partir de 1755, les Acadiens sont déportés par les Anglais : villages détruits, maisons rasées, terres confisquées et familles séparées à jamais. Près de dix mille Acadiens ne reverront jamais ni leur patrie, ni leur famille. La déportation des Acadiens est un des plus importants mouvement de population en Amérique du Nord au XVIIIe siècle et est connue aujourd’hui sous le terme de « Grand Dérangement ».

                Beaucoup d’Acadiens sont envoyés en France mais aussi dans les colonies américaines où ils sont la plupart du temps très mal accueillis. Un groupe d’Acadiens prend aussi le chemin de la Louisiane et deviendront les Cajuns. Après 1763 et la chute définitive de la Nouvelle-France et le désastreux traité de Paris certains Acadiens reviennent enfin en Acadie originelle, mais leurs terres, sont alors occupées par des colons britanniques. Ils partent s'installer majoritairement plus au Nord, près de la frontière québequoise, dans l’actuel Nouveau-Brunswick.


1763.htmlhttp://cyberacadie.com/index.php?/deracinement_histoire/Le-Grand-Derangement-1755-a-1763.html



  

L'île aux Marins

Jacques CARTIER

Le drapeau Acadien

La mer gelée entre Saint-Pierre et l'île aux Marins 1903

Le tambour


A Saint-Pierre un nombre incroyable de tambours occupent les trottoirs de la ville. Différents, colorés, décorés, ils donnent à la ville un visage spécifique. Et pourtant ils ne sont point bruyants.

A SPM un tambour est un édicule construit devant la porte d'entrée de la maison pour l'en protégér du vent, du froid et de la neige.


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Crédit photographique Dr Dhoste